Bienvenue...

Octobre 2010

Tokio Hotel ?
Non, je vois pas, désolé.

Quatre garçons ? Un véritable phénomène des années 2006-2007 ?
Ah oui, peut-être...

Deux jumeaux ? Des allemands ?
Hum... je crois que ça me revient maintenant !

Sa y est ; Tokio hotel ! Mais bien sur !
Se groupe de Rock dont on parlait partout ?
Oui, bien triste histoire en vérité...

Ils ont bien mal finit... tout les quatre...
Mouais, un sale coup, une sacrée chute libre...
S'était pourtant bien parti, ils auraient pu aller loin...

Elle ?
Si je m'en rappel ?
Et comment ! On la tous accusé !
De leur désastreuse tournée française... de tout !

S'était sa faute à elle si tous à dérapé.
La sorcière. Voilà comment on l'appelait.
Tous le monde voulait la tuer pour se qu'elle avait fait, mais on ne la jamais retrouvé.

Sa s'est passé il y a trois ans maintenant...
Bienvenue...

# Posté le mardi 09 octobre 2007 13:48

Modifié le mercredi 28 janvier 2009 10:02

.o. 1 .o.

10 Octobre 2007
Backstage - Zénith d'Auvergne
Clermont Ferrand



Le grand jour était arrivé.
L'agitation était à fuir, insupportable.
Le zénith d'Auvergne ressemblait davantage à une fourmilière, grouillant jusque dans les moindres recoins.
Les portes venaient d'ouvrir et la marée humaine prenait possession des lieux.
L'envers du décor n'en était pas plus calme, le stress rougissant les visages, énervant l'esprit, flottait dans l'air, palpable.
Perdues au beau milieu de cet incroyable tourbillon d'hommes et de matériels, cinq heureuses élues tentaient tant bien que mal de ne pas perdre de vue le colosse les guidant à travers cet affolant dédale.
Sous leur yeux remplis d'émerveillement s'affairaient simultanément, techniciens, photographes, managers, agents de sécurités et bien d'autre éléments indispensable au bon déroulement de se premier concert tant attendu.

Quelque peu désorienté, le petit groupe sortit malgré tout, 10 minutes plus tard, sain et sauf de cette bruyante cacophonie. Légèrement essoufflé, il fut conduit le long d'un étroit corridor mal éclairé au bout duquel, les invitait de son insigne métallique, leur loge. Combien de fois en avaient-elles rêvé de cette porte, de cette minuscule chance... qui aujourd'hui prenait forme.

Dans moins de cinq minutes, elles allaient enfin les voir.
Surexcitation, extrême nervosité, tremblement incontrôlable, silence figé, que dire de plus, le plus beau moment de leur vie était sur le point de s'accomplir.
D'un geste rapide, le colosse leur ouvrir la porte, s'affaissant pour les laisser entrer. Plus ou moins empressées, les jeunes filles pénétrèrent tour à tour dans la pièce précautionnémant préparée.
La porte se referma, le silence s'installa. Bien trop gênées pour s'asseoir, l'attente se fit debout. Fébrilement, les mains moites se crispaient, les coups se raidissaient, les yeux s'affolaient, l'insoutenable était proche quand soudain les voici enfin.

Comme dans un film au ralenti, ils avancèrent dans leur direction, semblant sortir tout droit d'une page de magasine. Se fut à leur première parole que l'abcès se creva.

Tom serra chaleureusement la main de la fille la plus proche gratifiant celle-ci d'un magnifique « salut » dés plus naturel.

-Sa...salut, réussit difficilement à articuler la malheureuse victime, terrassée pas le irrésistible sourire de son idole.

L'attention circula et elle eut droit au même scénario quatre fois de suite, elle était... aux anges dans les nuages...

Chacune se vit adresser les mêmes faveurs agrémentées de petites remarques qu'eux seuls comprenaient, l'allemand chuchoté étant bien loin d'être compris par de jeunes françaises à la limite de l'évanouissement. Cela s'appliquait du moins au quatre/cinquième des cas....

Dernière de la liste, elle fut de la fin. Tom lui serra rapidement la main, bien trop occupé à détailler la bombe qu'il venait de saluer. Gustav et Georg, tout sourire dehors avaient apparemment interrompu une de leur passionnante conversation qu'ils ne demandaient qu'à poursuivre. Ne prêtant donc guère d'attention à la concernée, ils la saluèrent donc des mêmes façons que le jeune guitariste, gentiment mais indifféremment.

Puis vain le tour de Bill. Peut-être aussi tendue que ses fans, le chanteur posa les yeux sur la jeune fille, admirant un instant l'étonnant calme dont elle faisait preuve. Contrairement aux précédentes, elle ne chercha pas à capter son attention. De longues mèches noires voilant son regard, Bill renonça au contact visuel, presque hésitant il lui tendit la main, une main brûlante d'appréhension, celle de la scène.
Elle vint glisser la sienne contre sa paume, serrant énergiquement son étreinte, démontrant ainsi au jeune homme qu'il en fallait bien plus pour la déstabiliser.
Au contact de ses doigts glacés contre les siens, Bill ne pu s'empêcher de sursauter. Douceur de glace... elle avait la main gelée. Lentement, le rideau de cheveux noir s'entrouvrit. Le temps d'un soupir, il put apercevoir les plus beaux yeux du monde.
Karakala

# Posté le samedi 13 octobre 2007 09:24

Modifié le mardi 07 juillet 2009 08:49

.o. 2 .o.

Encourageant et chaleureux, le groupe pris place autours d'une large table en verre, armé de feutre noir. Signant tout se qu'elles leur présentaient, portraits, albums, magasines, T-shirt...
Précipitées, les jeunes filles avaient bien du mal à tenir en place, n'en aillant jamais assez, elles retrouvaient toujours un support vierge à leur présenter. Toute sauf une. Que beaucoup aurait surement jugé folle à lié.
Seulement, assise dans son coin, elle ne faisait qu'accroitre la curiosité de tout se petit monde.
Elle n'avait encore rien demandé.

-Tu veux une autographe ? Demanda timidement Georg dans un français plutôt bancal.

Lentement, la jeune fille releva la tête.
Oh comme il l'avait mal regardé ! Les bras ballant, la mâchoire pendante, les yeux rond malgré tout ses efforts pour cacher sa fascination, Georg senti le rouge lui monter aux joues. Encore jamais il n'avait rencontré de fille aussi... captivante. Se n'était pas du tout son genre mais une sorte d'aura indéniable émanait de cette étrange demoiselle... Comment avait-il pu passer à côté ?

Contrairement aux autres membres du groupe, Elle ne laissa rien paraître d'un quelconque amusement face à sa réaction. Le visage parfaitement lisse elle secoua la tête négativement à la surprise générale.
Aussi invraisemblable que cela puisse paraître sa réponse fut la même en se qui concerna la photo souvenir.
Toutes les autres en avaient bien entendue prisent une vingtaine au final du groupe sous tout les angles possibles avec et sans elles.

Mais lorsque Tom l'invita à prendre place sous le bras droit de Gustav et le gauche de Bill, elle se contenta d'un second hochement de tête.
Encore plus gêné que surpris, les huit ados se tortillaient d'un pied sur l'autre, aussi bien les fans exaspérés que les quatre garçons éberlués.
La jeune fille n'y prêta aucune attention, d'une démarche souple et mouvante elle s'approcha d'un Bill agréablement surpris.

-Kann ich dich photographieren? L'interrogea-t-elle dans un allemand irréprochable.

Abasourdis l'intéressé esquiva.
Sortant son appareil, elle s'éloigna pour trouver l'emplacement idéal.
Dos au mur Bill fit face à l'objectif, son habituel décontraction mise à l'épreuve.
Le doigt sur le déclencheur, elle suspendit son geste, guettant un instant les respirations interrompis.
Un léger sourire aux lèvres, elle pressa le bouton.

Le flash imprimé dans leurs pupilles, ils battirent des paupières.
Précautionnèrent elle rangea son appareil. Remerciant Bill d'un étonnant « Vielen Dank » très joliment tinté d'un petit accent français.
Suspendus à ses moindres gestes, il se lisait avec évidence une certaine envie chez les trois autres garçons. Un petit espoir de capter eux aussi son attention. Mais elle avait apparemment eut se qu'elle voulait.
Alors, imperceptible, la jalousie naquit en leur c½ur.


Karakala
"De vos viles flatteries
vous ne me ferais pas dont
car de seul vos honnêtes réflexions
mes sourires naitrons.
"

# Posté le mardi 16 octobre 2007 09:47

Modifié le dimanche 20 avril 2008 07:44

.o. 3 .o.

Ils avaient connu de meilleures ambiances.
A vrai dire, crispés sur leur fauteuils, ils ne se souvenaient pas avoir passé d'avant concert aussi glaciale, pesant.
C'était leur moment de bénéfique d'isolement avant le grand saut. Malgré leur terribles n½uds d'estomacs, ils arrivaient encore à rire, à se rassurer. Mais aujourd'hui penché sur leurs partitions et leurs instruments, ils ne disaient rien. Pas un murmure, seulement quelques notes de guitare ou de basse suspendus dans l'air oppressant. L'adjectif idéal aurait était : glauque. Une personne entrant dans la pièce aurait nettement pu ressentir se manque d'oxygène, se vide anormal.
Etait-se déjà de sa faute à elle ou seulement le trac de cette tournée décisive ?

-Es ist Zeit tonna une grosse voix derrière la porte.

Leurs regards paniqués se croisèrent. Les mains moites et les bouches pâteuses, ils s'adressèrent de furtifs sourires grimaçants avant de se lever, le c½ur battant.

A l'ordinaire, Tom n'en finissait pas de raller contre cette maudite intro du début de concert qu'il doit faire tout seul, comme un pauvre petit malheureux, devant tout ses fans qui selon lui ne demandaient qu'à lui arracher ses vêtements. Et va-y que je te dis que ce n'est pas juste et que c'est insurmontable. Que lui, minuscule petit Tom d'un mètre 80 n'y arrivera jamais et que ses jambes ne peuvent plus le porter et qu'il à oublié tout les accords à la dernière minutes. Bref, les rechignements habituel en somme.

Mais la rien, contre tout attente, il prit place au bon endroit au bon moment sans une seule plainte qu'elle quel fut. Il n'est pas malade ? Vous êtes bien sur qu'il vat bien ? Pourquoi il n'a rien dit ?
Assailli de pressantes questions, Gustav, Georg et Bill avaient très envie de répondre « Mais zut la ! Il fait se qu'il veut à la fin ! Pour une fois qu'on est tranquille vous aller pas vous plaindre ! »
De toute façon ils n'en avaient plu le temps, le show avait commencé.
Les lumières venaient de s'éteindront et les cris redoublèrent, les hurlements devrais-je dire.

Les oreilles au supplice, elle s'agrippait de toutes ses forces à l'ultime barrière qui les séparaient de la scène. Oppressé de tous les côtés, elle ne comptait même plus les coups qu'elle avait reçus, Noyée dans la pression et l'hystérie, menaçant à tout moment de se faire engloutir, elle ne bougeait pas, ou du moins, le strict minimum.
Les yeux fermés et la bouche close, elle attendait en silence.
Ne sachant pas très bien à quoi ses oreilles allaient ressembler au bout d'une heure trente de cette torture auditive elle se protégeait du mieux qu'elle pouvait de ses folles, déjà à moitié nues. Elles n'étaient pas majoritaires mais rien que la vue de ses quelques gamines lui donnaient la nausée.
Et dire que le concert n'avait pas encore commencé...


Karakala
"
D'où vient-on?
De la raison
Et où vat-on?
Tout au fond
"

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 13:37

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 13:22

.o. 4 .o.

Les lumières rouges illuminèrent la scène dévoilant aux yeux de tous un talentueux guitariste tremblant de tous ses membres.
La tête baissée, il caressa son instrument du bout des doigts, narguant un instant les visages enflammés et les yeux suppliant. Un sourire naquit sur ses lèvres, puis d'un mouvement décisif il abrégea leurs souffrances.

Übers Ende Der Welt.

Un plaisir rayonnant émana de chacun, voyant l'accomplissement de longs mois d'attente s'accomplir enfin.
La basse vint rejoindre son acolyte entrainant la batterie dans son élan.

-Wir...

Bill était la. Les décibels triplèrent.
Sa voie immergea quelque seconde avant de reprendre de plus belle.

-...sind durch die Stadt gerannt,

Ils étaient la et ils maitrisaient.
S'enchainant avec fluidité, Reden et Ich Brech Aus résonnèrent, domptés, parfaites.
Vagabondant d'un bout à l'autre de la scène, Bill frappait, caressait, rassurait, transportait.
Tel un câble électrifié, reliant les 4 jeunes hommes à leur publique, les sensations fusaient.

- Bonjour tout le monde ! Récita, une fois de plus Bill, lorsque les dernières notes furent totalement ensevelies sous les hurlements.

Semblable au vacarme assourdissant du tonnerre, plus de 8000 voix lui firent échos.

-Sa va ?

Question qui n'en était pas une en vérité.
Collée à la barrière par le mouvement oppressant de la foule vers l'avant, elle le fixa de ses grands yeux incomparables.
Caressant son visage du regard, glissant sur ses épaules, longeant ses bras, frôlant son torse...
Lui ne l'avait pas remarqué, pas encore.
Il parlait, tentant en français, tantôt en Allemand, d'une voix bien plus douce et assurée lorsqu'il s'exprimait dans sa langue maternelle..

-Es ist Spring Nicht !

Déferlement de bonheur.
Les larmes coulèrent,
Der Letzte Tag,
Les paroles inscrites dans les mémoires ressortirent d'elles mêmes.
Wo Sind Eure Hände
La marée humaine se colora de chairs, vernis noir à l'honneur.
Durch Den Monsun
L'incontournable, inévitable. Le part c½ur livrant un sensationnel duo au chanteur.
Wir Sterben Niemals Aus
Plus de cris, moins de chant, ils les admiraient.
Stich Ins Glück
Paroles profondes, véritable, le publique fut poignardé par cette réalité ainsi exprimé .
Ich Bin Nicht Ich
D'une voie grave s'accordant tout aussi bien au rythme soutenu de cette complainte, Bill rayonnait.
Schrei
Les murs tremblèrent, la foule devant incontrôlable, transporté d'une douce folie. L'hymne !
Vergessene Kinder
Veloutant l'atmosphère, les mots glissaient sur les âmes, tristes et mélancoliques.
Leb Die Sekunde
L'excitation reprit le dessus, il chante, ils chantent, sublime variation.
Heilig
Lentement, la tension retombe, le délice s'installe, toujours sacrée.
Totgeliebt
Jeu de voix sans lois, Es ist nicht vorbei.
In Die Nacht
L'amour se déchira, l'un d'une guitare, l'autre d'un micro. Seul à deux, assisté de 8000 témoins de cette indescriptible liaison.
Rette Mich
Plus déchirante encore, le live prit alors tout son sens. D'un son résonnant, les émotions ne s'y propagent que mieux.
An Deiner Seite
La dernière, la pluie d'étoile...
La promesse.
Elle s'annonçait tout aussi magnifique.

-Ich bin da...

Les yeux du chanteur balayèrent les premiers rangs.
Son c½ur rata un battement ; il la vit, là, juste devant lui, le fixant, le visage indéchiffrable, divin, entouré de ses inverses, répugnantes.
Son cerveau s'engourdit. Désorienté, il perdit le fil de la mélodie, malgré tout ses efforts, ses yeux semblaient émantés, aspirés par ceux de la jeune fille...

-Wenn du willst...

5 secondes de trop, son retard s'était sentit.
Suffocant dans l'écrasante chaleur qui s'était emparé de lui, Bill s'efforça de détourner la tête.
Sa voix devant rauque et écailleuse.
Désemparé, de petites larmes d'affolement perlèrent au coin de ses yeux, des larmes que l'on mettra par la suite sur le compte de l'émotion... ainsi que ses dernières fausses notes.



Karakala
"Je réfléchit, encore aujourd'hui
des mots insensés, je m'efforce d'écarter
le temps s'allonge en aucun mensonge,
je vous avourai que j'ai bien trop peut de temps pour rêver
"

# Posté le mardi 20 novembre 2007 05:40

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 10:29